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« Gimme Danger », Jim Jarmusch raconte The Stooges

LOS ANGELES - MAY 23: Iggy the Stooges (L-R Dave Alexander, Iggy Pop in front, Scott Asheton in back and Ron Asheton) pose for a portrait at Elektra Sound Recorders while making their second album 'Fun House' on May 23, 1970 in Los Angeles, California. (Photo by Ed Caraeff/Getty Images)

Sortie en salles de Gimme Danger, le superbe documentaire de Jim Jarmusch consacré à Iggy Pop & The Stooges.

« Mes deux groupes de rock préférés au monde sont Neil Young & Crazy Horse et Iggy & The Stooges. » Jim Jarmusch est un homme heureux : après avoir immortalisé les rituels scéniques du Loner et ses ferrailleurs dans Year of the Horse (1997), le cinéaste documente aujourd’hui la saga fracturée des Dum Dum Boys de Detroit dans le passionnant Gimme Danger. Finalement peu traitée à l’écran, la biographie des Stooges s’apparente à celle d’une bande de losers magnifiques et de visionnaires incompris à la rédemption tardive, tels des équivalents proto-punks du Velvet Underground. Right place, wrong time.

Gimme DangerCette épopée contrariée est racontée à la première personne par Iggy Pop, James Williamson, guitariste en chef du brutal Raw Power (1973), et les propos précieux avec Ron et Scott « Rock Action » Asheton, respectivement disparus en 2009 et 2014. Autour d’archives iconiques, dont le célèbre tartinage au beurre de cacahouète du festival Pop de Cincinnati en 1970, la chronologie de Jim Jarmusch joue la carte de l’exhaustivité, des premiers croisements des bricolages concrets d’Harry Partch et du maximum rock’n’roll des grands frères du MC5 à la résurrection orchestrée par Jay Mascis au début des années 2000.

Un récit alerte rythmé par des overdoses, des banqueroutes et de multiples désillusions – le rapprochement nébuleux avec David Bowie et son manager Tony Defries, entre autres déconvenues – mais où l’humour occupe aussi une place de choix : entre diverses cocasseries figurent une rencontre fortuite avec John Wayne sur Sunset Boulevard et une retranscription hilarante du coup de téléphone décisif qui décida du nom du groupe.

Parallèlement à sa sortie en salles, Gimmer Danger dispose également d’une BO choc alignant classiques Stoogiens (« I Wanna Be Your Dog », « No Fun », « Loose ») et raretés millésimées, dont les premiers pas enregistrés d’Iggy Pop avec The Iguanas et le Prime Movers Blues Band et l’inédit « Lost in the Future », capturé lors des séances de l’insurpassable Funhouse (1970).

Gimme Danger de Jim Jarmusch en salles le 1er février (distribution Le pacte). Gimme Danger : Music from the Motion Picture disponible en version digitale. Sortie CD le 24 février et vinyle en avril (Rhino/Warner).

GIMME DANGER: MUSIC FROM THE MOTION PICTURE
Tracklisting CD :
“Gimme Danger (Bowie Mix)” – Iggy & The Stooges
“No Fun” – The Stooges
“I Wanna Be Your Dog” – The Stooges
“1969” – The Stooges
“Little Doll” – The Stooges
“Down On The Street” – The Stoogesgimme-danger
“Loose” – The Stooges
“I Got A Right” – Iggy & The Stooges (Outtake)
“I’m Sick Of You” – Iggy & The Stooges (Outtake)
“Ramblin’ Rose” – MC5
“Again And Again” – The Iguanas
“I’m A Man” – Prime Movers Blues Band
“Lost In The Future” – The Stooges (Outtake)
“Asthma Attack” – The Stooges (Outtake)

Tracklisting vinyle :

Face A
“Gimme Danger (Bowie Mix)” – Iggy & The Stooges
“I Wanna Be Your Dog” – The Stooges
“Loose” – The Stooges
“No Fun” – The Stooges
“Asthma Attack” – The Stooges

Face B
“I Got A Right” – Iggy & The Stooges
“Down On The Street” – The Stooges
“Lost In The Future” – The Stooges
“I’m Sick Of You” – Iggy & The Stooges
“1969” – The Stooges