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Classiq Soul-Funk

Steve Arrington, le Hall Of Fame fait homme

L’opus “I” du Hall Of Fame du chanteur et multi-instrumentiste Steve Arrington vient d’être réédité au Japon pour une bouchée de pain. N’attendez pas qu’il redevienne introuvable.

ARRINGTON PochetteLa petite légende est connue, du moins des amateurs de funk seventies : Steve Arrington, natif de Dayton, Ohio, creuset groovy s’il en est, a fait ses classes avec la famille Escovedo – Coke, Pete et une certaine Sheila –, puis a rejoint le funkyssime combo Slave en 1978. D’abord comme percussioniste pour, rapidement, passer derrière les fûts, puis, enfin, le micro. (A réécouter, encore et encore, l’addictif Watching You de 1980, samplé par Snoop Chien en 1993.) Comme souvent, quand un musicien de l’ombre gravit les échelons pour finir dans la lumière, ça coince aux entournures, la vie de groupe finit pas peser. Ainsi, Steve Arrington choisit in fine de la nous la jouer solo. En 1983, il publie le premier opus du Steve Arrington’s Hall Of Fame (carrément), sobrement intitulé “I”. De nombreux musiciens sont crédités sur la pochette (dont un jeune virtuose jazz nommé Kevin Eubanks…), mais on soupçonne Arrington de jouer au one man band sur la majeure partie du disque…

Ni une, ni deux, il claque un nouveau hit record avec l’hypnotique et syncopé Weak At The Knees, classique mineur propulsé par un insidieux petit gimmick de clavier et une basse chaude comme la braise. Rassurez-vous, Weak At The Knees n’est pas l’arbre qui cache la forêt : le reste de l’album séduit tout autant, et fourmille de funk jams d’excellent facture, de Nobody Can Be You (le morceau qui explique pourquoi Dam-Funk admire tant Mister Arrington…) à Speak With Your Body et sa chouette intro de batterie (sans doute signée Arrington) à Way Out et ses synthés de lumière.

CD Steve Arrington’s Hall Of Fame : “I” (Atlantic Records / Import Japon, collection 80’s Soul Classics)