Muziq, le site qui aime les mêmes musiques que vous
Classiq Rock

Silverhead, à peu de choses près…

Porté par le charismatique et très allumé chanteur Michael Des Barres, signé sur le label de Deep Purple, loué par Robert Plant et Bon Scott, Silverhead est pourtant resté dans l’antichambre du Panthéon du rock. Les trois albums du groupe viennent d’être à nouveau réédités avec, cette fois, de copieux livrets (liner notes, interviews, photos rares…) et des bonus tracks.

SILVERHEAD Pochette 1Silverhead avait tout du combo glam rock – voir le look de Michael Des Barres sur la pochette de leur premier 33-tours éponyme… – mais sonnait comme un mélange des Faces, des New York Dolls, d’Humble Pie, d’Alice Cooper, de T-Rex, d‘AC /DC, de …………….. (inscrivez ici le nom de votre rock band sexy-viril favori des seventies). Des Barres était capable de monter sur scène avec un tigre (fort heureusement aussi drogué que lui), son groupe a tourné aux États-Unis en première partie de Deep Purple (il est de pire exposition), leur réputation était sulfureuse (mais aucune hype ne les portait, contrairement aux Dolls), et leur compétences musicales se situaient dans une honorable moyenne.

Alors ? Alors il leur a manqué LE tube, leur School’s Out, leur Bang A Gong (Get It On) à eux, même si Ace Supreme a failli entrer dans la catégorie des chansons cultes (pour bikers barbus). Mais, dans les années 1970, les frontmen charismatiques ne manquaient pas, les guitar heroes non plus… Des Barres avait beau chanter à gorge déployée, dévaliser les boutiques de mode et utiliser tous ses talents de comédiens pour faire chavirer les foules et les cœurs – sa filmograhie est nettement plus fournie que sa discographie… –, Silverhead dû jeter l’éponge après seulement deux années d’existence, lâché par leur management et leur label (qui ne faisaient qu’un).

Toute ressemblance avec la pochette de “Head Games” de Foreigner...

Toute ressemblance avec la pochette de “Head Games” de Foreigner…

Restent deux albums studio attachants, “Silverhead” (1972, produit par Martin Birch), “16 And Savaged” (1973, avec Robbie Blunt à la guitare, futur accompagnateur de Robert Plant) et un live brut de chez brut enregistré au Rainbow de Londres en première partie de Nazareth, sorti deux ans après la dissolution du groupe, et exclusivement au Japon, où Des Barres et sa bande ont laissé un souvenir ému.

Pour la petite histoire, Michael Des Barres fera ensuite partie d’un autre groupe “qui aurait dû aussi…” (etc.), Detective, qui publiera deux albums sur le label de Led Zeppelin, Swan Song. Consolation : il épousera la plus intelligente et la plus belle des groupies des années 1970, Pamela Miller, qui depuis porte son nom… •

CD “Silverhead”, “16 And Savaged” et “Live At The Rainbow London” (Purple Records / Cherry Red / www.cherryred.co.uk)