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Neil Young, comme un Inca à Paris

©PHOTOPQR/VOIX DU NORD/LEFEBVRE - Concert de Neil young au Zenith de lille. Le 13/06/2016. Photo Christophe Lefebvre. La Voix Du Nord. (MaxPPP TagID: maxnewsspecial051850.jpg) [Photo via MaxPPP]

« Walk On ! » (Lille, 13 juin, 21h36)

« Here We Are in the Years ! » (Lille, 13 juin, 21h50)

« Revolution Blues. Version démentielle ultraviolente » (Lyon, 15 juin, 22h33)

« Toulouse : Cowgirl in the Sand, I’ve Been Waiting For You, Powderfinger » (Toulouse, 21 juin, 22h09)

Depuis la semaine dernière, les SMS extatiques de notre collaborateur Olivier N., envoyé spécial du Rebel Tour hexagonal de Neil Young and Promise of Real, indiquaient l’imprévisibilité de shows hors-formats capables de faire passer les setlists aléatoires de Bruce Springsteen pour des programmes de récitals classiques. Qu’allait donc prévoir le Loner pour Paris, cinq mois après le Théâtre de Mogador et son concert autant privé qu’hallucinogène – le décor de Cats, les Macronistes en transe pendant « Love and Only Love »,  le mécène de la soirée aux choeurs sur « Fuckin’ Up »…

x600x337_neilyoung.jpg.pagespeed.ic.jIhQW9Y6amPour découvrir le programme, suivez les guitares : la vieille Martin défraîchie, la Gretsch White Falcon et la légendaire Gibson « Old Black » colorent une performance où les douceurs acoustiques en solo (« Heart of Gold », « Comes a Time », « Human Highway ») et le backbeat country-folk des années Harvest (« Out on the Week-end », « Old Man », « Winterlong ») progressent irrésistiblement vers le crescendo électrique du Crazy Horse deuxième période (« Mansion on the Hill », « Love to Burn » et un « Rockin’ in the Free World » punitif en pré-rappel). Entouré des formidables et polyvalents Promise of Real, un Neil Young débonnaire et à peine perturbé par l’autocombustion d’un ampli glisse quelques oeufs de Pâques dans sa sélection du jour, dont « If I Could Have Her Tonight », une merveille Byrdsienne de son premier album éponyme, l’attendu « Vampire Blues » et « I’ve Been Waiting for You », attribué quelques jours plus tôt à David Bowie par un journaliste toulousain ayant égaré ses fiches Wikipedia.

« Cortez the Killer » ? « Hey Hey My My » ? « Down by the River » ? Un « Like a Hurricane » marathon pour les rappels ? Neil Young et son gang juvénile préfèrent quitter le POPB version 2.0 sur une version bongo power de « Like An Inca », une bizarrerie extraite du non moins étrange Trans (1982). Vingt-quatre titres en 2 heures 50 de show. Sur le chemin du retour, un court orage matinal éclate. Après lui le déluge.

Setlist

1.    After The Gold Rush
2.    Heart Of Gold
3.    The Needle And The Damage Done
4.    Comes A Time
5.    Mother Earth (Natural Anthem)
6.    Out On The Weekend
7.    Old Man
8.    Human Highway
9.    La Vie En Rose
10.    Someday
11.    Alabama
12.    Words
13.    Winterlong
14.    If I Could Have Her Tonight
15.    Love To Burn
16.    Mansion On The Hill
17.    Western Hero
18.    Vampire Blues
19.    After The Garden
20.    Country Home
21.    Everybody Knows This Is Nowhere
22.    I’ve Been Waiting For You
23.    Rockin’ In The Free World
24.    Like An Inca