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« Love and Mercy », la vie de Brian

Sous-titré La vraie vie de Brian Wilson, le biopic Love and Mercy sort le mercredi 1er juillet sur les écrans français. Une histoire de Heroes and Villains au casting et à l’approche musicale débordants de Good Vibrations.

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Paul Dano est Brian Wilson

Dans I’m Not There, ils étaient sept (dont une femme et un enfant) à interpréter le rôle de Bob Dylan. Plus modeste, le casting de Love and Mercy, le très recommandable biopic de Bill Pohlad consacré à Brian Wilson, aligne deux comédiens chargés d’incarner le génie troublé des Beach Boys. Paul Dano, l’inquiétant fils adoptif de Daniel Day-Lewis de There Will Be Blood, et le toujours épatant John Cusack endossent les deux âges de l’innocence et l’expérience dans un long-métrage qui gagne sur deux tableaux : contrairement à la grande majorité de ses homologues Hollywoodiens, Love and Mercy est un biopic musical où la création occupe une place de choix dans la narration. Les séances in situ de Pet Sounds et SMiLE (on aperçoit même Carole King et Hal Blaine au détour de passionnantes séquences en studio) s’inscrivent au coeur d’un script accompagné par les standards dorés des rivaux les plus crédibles des Beatles dans les sixties, sans oublier un excellent score à la manière de signé Atticus Ross.

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John Cusack est Brian Wilson

Contrepoint dramatique de ces séquences d’anthologie, le sidérant kidnapping mental de Brian Wilson par le néfaste psychiatre Eugene Landy (Paul Giamatti, grand) et son sauvetage par sa future épouse Melinda servent de fil rouge entre les années 1960 et 1980 et de tremplin à l’extraordinaire performance de John Cusack, en droite lignée du Peter Sellers introverti de Bienvenue Mr. Chance.  Un atout scénaristique supplémentaire au service d’une reconstitution experte des artefacts de la carrière des Beach Boys, de la prise de vue de la pochette de Surfin’ Safari en passant par le scopitone de Sloop John B. et le porkpie hat de Mike Love.

Seul « Kokomo », le tube des Garçons de plage version eighties, manque à l’appel. Mais comme le rappelle l’épisode le plus sombre de la vie de Brian Wilson, la cruauté mentale a ses limites.

Love and Mercy. Sortie française le 1er juillet.