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Rétrospective

Led Zeppelin & “Physical Graffiti”, #2

C’était il y a quarante ans, le 25 février 1975. “Physical Graffiti”, le sixième (et double) album de Led Zeppelin commençait de squatter les facings des disquaires. Depuis, il ne les a jamais quitté. Jimmy Page vient d’en superviser la réédition ultime. Voyons voir ça, épisode #2.

LZ PG t-shirt Earl's CourtLondres, dimanche 25 mai 1975. Les lumières viennent de s’éteindre dans la Earl’s Court Arena. Clameur fantastique ! Des milliers de voix hurlent de bonheur ! (Avec l’accent anglais, of course.) “Physical Graffiti” vient de sortir et, très rapidement, Robert Plant, Jimmy Page, John Paul Jones et John Bonham en interprètent quelques morceaux choisis – Sick Again, In My Time Of Dying… (Et bien sûr Kashmir, et Trampled Underfoot aussi.) En attendant, comme porté par cette marée humaine, Robert Plant lance les festivités avec sa malice coutumière : « Good evening… Welcome to the last concert in England for a considerable time… Quel dommage ! But who knows… There’s always the 1980’s. » Le chanteur du groupe le plus adulé de la planète ne réalise certainement pas à quel point ses paroles sont prophétiques.

« Pour un temps considérable… »

You bet Robert ! Les fans britons devront attendre plus de quatre ans avant que leur cher dirigeable daigne à nouveau se poser sur la Terre des Angles, pour un comeback encore plus triomphal que les cinq soirées de la Earl’s Court Arena, à Knebworth (les mecs de The Clash avaient ravalé leur bile, et quelques punks en devenir-dinosaure étaient au garde-à-vous backstage, impressionnés, abasourdis, envieux : battus).

« Il y a toujours les années 1980. »

Certes, mais pour une durée hélas très limitée : le 7 juillet 1980, Led Zeppelin donne à Berlin le dernier concert de sa tournée “Over Europe”. Peter Grant, manager-cinquième homme du groupe, a réussi à convaincre Robert Plant : ses boys repartiront dès octobre sillonner les routes étatsuniennes. Nul doute que cette tournée aurait été aussi successful, voire encore plus, qui sait, que celle de 1975, inaugurée le 18 janvier à Bloomington et conclue le 27 mars à Los Angeles. Seulement voilà, « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé ». Mais visiblement, John Bonham n’était pas au courant. Le 25 septembre 1980, le batteur meurt dans la maison de Jimmy Page, à Windsor, étouffé par son propre vomi – essayez de boire quarante vodka, vous verrez…

Quel gâchis.

Allez, appuyons sur la touche return, et retournons début 1974 à la Headley Grange, dans le Hampshire…

Julien Ferté & Frédéric Goaty [A suivre]