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Le retour de flamme eighties de Sarah Blasko

SARAH BLASKO 4 CREDIT PHOTO WILK

Sarah Blasko (photo : Wilk)

« En général, n’importe quel son peut influencer mon style d’écriture, que ce soit un piano, une guitare ou un ukulélé. J’adore le son des claviers rétro et j’ai écris les chansons d’Eternal Return en m’en inspirant », explique Sarah Blasko au sujet de son cinquième album. L’occasion pour Muziq de découvrir le Top 10 « pop-synthétique » de l’éclectique singer-songwriter australienne.

 

1/ Kraftwerk « Trans-Europe Express » (Trans-Europe Express , 1976)
« C’est une des premières chansons « synthétiques » que j’ai entendu lorsque j’étais enfant. J’ai grandi avec Trans-Europe Express, cet album m’a obsédé pendant pas mal d’années. Kraftwerk a réussi a transformer ces sons censés être froids en quelque chose de plus chaleureux. Pour Eternal Return, nous avons enregistré avec un batteur, ce qui rend notre son différent de celui de la synth-pop des années 1980. La base reste toujours la guitare, la batterie et la basse. »  

 

2/ Gary Numan « Cars » (The Pleasure Principle, 1979)
« Un autre morceau incroyable et un choix évident… Vous me dites que Gary Numan est trop souvent sous-estimé ? Pas pour moi (rires) ! ».

 

3/ Talking Heads « This Must Be The Place (Naive Melody) » (Speaking In Tongues, 1983)
« C’est une des plus belles chansons d’amour que je connaisse, et j’ai même mis du temps à réaliser qu’il s’agissait d’une chanson d’amour : je m’en suis vraiment rendue compte le jour où j’ai vu Stop Making Sense. Les paroles me tuent à chaque fois et la mélodie et les lignes de claviers sont magnifiques. Talking Heads utilisaient toujours les synthétiseurs dans le cadre d’un travail de groupe et ils enregistraient beaucoup en direct dans leur studio et nous avons reproduit cette méthode à peu de choses près sur Eternal Return. »

 

4/ The Human League « Don’t You Want Me » (Dare, 1981)
« Un autre utilisation géniale des claviers et un autre chanson sur laquelle j’ai grandi. Rien à ajouter ! ».

 

5/ New Order « Blue Monday » (Power, Corruption and Lies, 1983)
« J’ai stoppé net tout ce que j’étais en train de faire la première fois que j’ai entendu cette chanson. La production est incroyable, à la fois épique et très minimaliste. »

 

6/ Joy Division « Decades » (Closer, 1980)
« Très cru, mais étrangement chaleureux. »

 

7/ Philip Oakey & Giorgio Moroder « Together in Electric Dreams » (1984)
« Une chanson tirée du film du même nom qui m’a marqué lors de mon enfance. J’aurais pu tout aussi bien choisir « The Never Ending Story » de Limahl, une autre love song typique des années 1980… Sur Eternal Return, une chanson comme « The Only One » possède ce type de naïveté légère relative à l’enfance. Lorsque j’écris des textes, je recherche également cette spontanéité et ce côté direct de l’enfance et de l’adolescence qu’on a tendance à perdre en vieillissant. »

 

8/ Donna Summer « I Feel Love » (1977)
« Impossible de ne pas avoir envie de danser en écoutant ce titre. dans l’album, une chanson comme « Beyond » me faisait penser à Tina Turner. Peut-être que personne ne l’entendra, mais dans ma tête, c’était à elle que je pensais. »

 

9/ Depeche Mode « Just Can’t Get Enough » (Speak and Spell, 1981)
« Une de mes chansons synth pop préférées et aussi une des inspirations d’Eternal Return. Lorsque nous avons commencé à travailler sur ce nouvel album, nous nous sommes imposés quelques restrictions en essayant de composer sur des synthétiseurs et des boîtes à rythmes un peu cheap avec des règles du genre « ne surtout pas dépasser les 120 bpm » (rires). »

 

10/ Prince « Controversy » (Controversy, 1981)
« C’est un morceau très intéressant un titre très pop, mais aussi très bizarre et c’est ce que j’aimais chez Prince. »

Sarah Blasko Eternal Return (Mvka/Caroline International). En concert à Paris (Les étoiles) le 19 mai.