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Classiq Rock

Just want your extra time and… Kiss !

En novembre 2014, Kiss a fait de Las Vegas son quartier général, au grand plaisir de ses fans en transe, la Kiss Army. “Kiss Rocks Vegas” témoigne de ces soirées où le hard-rock était en fête. 

Il y a dix ans, lors d’un mémorable blindfold test, l’envoyé spécial de Muziq* avait fait écouter à Brad Mehldau la plus célèbre ballade de Kiss, Beth. Confessions du pianiste : « Je n’ai pas entendu cette chanson depuis des années, et je la connais toujours par cœur. Je me souviens qu’à huit ou neuf ans, je ne l’aimais pas. Pour moi, Kiss devait être méchant, diabolique et là, il n’y avait même pas de guitare, je trouvais que c’était un morceau de mauviettes ! C’était presque de la saccharine, la douceur est parfois trop sentimentale… Mais je n’ai pas envie de couper votre Discman, les arrangements sont assez réussis. Il y a une certaine douleur aussi. »

KISS Photo 2On le sait, Kiss fait partie du Rock And Roll Hall Of Fame – et Paul Stanley en est très fier… –, mais sa place dans la pop culture états-unienne est tellement plus importante… Son hard-rock parodique-mais-pas-que / sérieux-pas-sérieux peuple l’imaginaire de millions d’Américain(e)s depuis plus des lustres.
Oserais-je l’avouer, au risque de me mettre à dos des millions de fans ? J’ai découvert Kiss avec I Was Made For Loving You ! Et, pire encore, je n’ai jamais réussi à écouter un de leurs 33-tours d’un bout à l’autre ! [Ça y est, je sens que le God Of Thunder est après moi…] Kiss, jadis, c’était sur les chaînes hi-fi de nos chambres d’ado, mais jamais chez moi, toujours chez les autres, chez ces potes qui portaient des blousons en jean sans manches recouverts de patches de leurs groupes favoris, d’Iron Maiden à Black Sabbath en passant par AC / DC et Scorpions (perso, je ne m’autorisais que des badges de Led Zeppelin et de Deep Purple).
Pour autant, un morceau par-ci par là pouvait m’arracher un sourire (Shout It Out Loud, Deuce…), et puis il y avait Gene Simmons, sa langue dépliable, ses dégobillages d’hémoglobine, sa basse en forme de hache… Plutôt rigolo. A vrai dire, Kiss, c’est un peu comme Johnny : impossible d’y échapper.
Difficile de les prendre vraiment au sérieux, mais tellement facile de se laisser divertir…

KISS PhotoTout ça pour vous dire que la vision de “Kiss Rocks Vegas” m’a donc plutôt diverti. Qu’en pensent les vrais fans ? Il faudra leur demander. Mais tout me semble y être : les tubes, que dis-je, les hymnes en plomb massif, le show full effects, de la pyrotechnie en veux-tu en voilà, un public façon “douzième homme” (générations mêlées, maquillages imités, t-shirts achetés). Et grâce au maquillage, les rides sont invisibles…

Né de la folie des années 1970, Kiss, génial concept band s’il en est, s’autorise même un bonus set unplugged, qui permet de goûter le jeu de basse (et l’humour) de Gene Simmons et, bien sûr, une version sans fard de Beth.
PS : Si un Kissmaniac collectionneur cherche la bouteille de Coca Cola à l’effigie de Gene Simmons, qu’il me contacte ! •

“Kiss Rocks Vegas” (Eagle Vision / Universal). Existe en version dvd, blu-ray, cd + dvd, 2 vinyles + dvd et en édition Deluxe (dvd, blu-ray, cd, cd bonus + superbe livret photos de 60 pages).

* Hello Baptiste Piégay !