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Cory Henry, on the sunnyside of the groove

HENRY Cory Ouverture

Hier soir, à La Cartonnerie de Reims, pour l’avant-dernière soirée du Sunnyside Festival, l’organiste et claviériste révélé au sein de Snarky Puppy a donné en duo avec son batteur une lumineuse leçon de groove, tout en payant son tribut aux grands noms de la musique afro-américaine populaire.

D’emblée, Henry n’y alla pas par IV chemins : en quelques notes jouées au synthétiseur, doublées de « I said : do you feel alriiiiiight ? » toujours plus sonores, il mit le public dans sa poche, dont une grande partie était tombée en léthargie pendant le concert de Grand Pianoramax, duo claviers/batterie somme toute assez balourd affublé d’un rappeur sous Valium.
Il faut dire que notre jeune homme surdoué a du métier : depuis tout petit, déjà, il sait comment capt(iv)er son auditoire. Ceux qui ont vu les images YouTubede lui, enfant, à l’orgue, à l’église, et bien sûr ceux qui ont eu la chance de le voir sur scène avec Snarky Puppy savent de quoi on parle.

Stevie Wonder (Superstition), Marvin Gaye (Inner City Blues, What’s Going On), Bobby McFerrin (Don’t Worry Be Happy), Sly & The Family Stone (Thank You), Herbie Hancock (Cantaloupe Island)… : ces grands standards sont revigorés avec gourmandise, et parfois même sérieusement réarrangés. J’oubliais : Cory Henry chante presque aussi bien qu’il joue des claviers…
Assumée « revival » (c’est aussi le titre de son disque récemment publié par Universal), cette soirée avait des vertus pédagogiques et dansantes. Et si l’orgue Hammond de notre preacher du soir a fini par rendre l’âme, la soul n’en pâti pas, et jusqu’au bout l’allégresse fut churchy et funky.
Cory Henry reviendra bientôt en France avec ses Funk Apostles. Il nous tarde.