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Blood Orange : un teaser en attendant “Freetown Sound”

Alerte pop exquise ! L’homme à tout faire qu’est Devonté “Dev” Hynes nous a joué un sale tour cette année. Alors qu’il était annoncé pour ce printemps, ce n’est que le 1er juillet prochain que nous pourrons découvrir son “Freetown Sound”, suite des deux superbes opus que sont “Coastal Grooves” et “Cupid Deluxe”, signés sous le nom de Blood Orange.

BLOOD ORANGE PochetteMais comment pourrait-on en vouloir à la personne la plus cool de la pop-rock, selon NME et nous aussi ?! D’ailleurs, pour ne pas nous faire péter un câble définitif, Blood Orange aka Dev Hynes a publié un teaser révélateur quant aux sphères qu’il a explorées sur les dix-sept titres à venir chez l’anglais Domino Records. Welcome to Freetown !
La pochette de “Freetown Sound” a été dévoilée le 2 juin dernier. Kitsch et bling bling à souhait mais qui, comme d’habitude, transpire la volupté et le vogue. Du jaune moutarde mêlé au regard lascif d’une nana in love, agrémenté de la moiteur d’un motel californien, c’est Blood Orange tout craché. Britannique d’origine, ce compositeur, producteur, musicien, danseur et chanteur, a posé ses valises aux States, principalement à New-York, où il sévit sous le nom de Blood Orange après avoir été Lightspeed Champion, le chanteur pop-rock du Nebraska.

Entre voguing et “Black Lives Matter”


Avec Blood Orange, Dev Hynes a choisi de plonger dans le R&B et l’electronica en cultivant un univers très singulier et un brin conceptuel, les doigts sur ses claviers. Un croisement entre pop fluorescente digne des années 1980, rap des nineties et new jack swing sexy. “Cupid Deluxe” (à la pochette encore plus déjantée !) est, par exemple, de ces albums à la fraîcheur et au groove dont il est difficile de se lasser. Si, si, on vous l’assure, ce disque est aussi dingue, séduisant et mystérieux que le voguing auquel il rend hommage. On aime les artistes aux incarnations musicales multiples, qui jouent les transformistes sans trop d’artifices, portés par une inspiration sincère. Raison pour laquelle on ne saurait faire l’impasse sur “Freetown Sound”.

Dans le teaser d’une minute, on retrouve Dev Hynes dans un studio où il danse. Une prestation entrecoupée par des images d’archives sur lesquels on reconnaît De La Soul, Thelonious Monk, la chanteuse de Blondie, Deborah Harry, ou encore Ta-Nehisi Coates, écrivain adoubé par Toni Morrison et journaliste du magazine The Atlantic, natif de Baltimore et fils d’un ancien membre des Black Panthers. Hum… Tout cela promet un sacré pot-pourri de merveilles stylistiques et engagées, n’est-ce pas ?

C’est d’ailleurs ce que laisse entendre les quelques mots de l’artiste prolifique autour de la création du disque dans un communiqué publié par Domino : « Je viens tout juste de réaliser un album qui évoque ma vie, mon éducation et ce que c’est d’être noir en Angleterre et en Amérique…ce pays que j’ai découvert à l’âge de 21 ans, l’âge auquel ma mère a quitté la Guyane pour Londres, et mon père, la Sierra Leone pour Londres. Freetown Sound, le titre de mon album, fait référence à Freetown, la ville où mon père est né ».
Dans quelle dimension Blood Orange va-t-il nous plonger cette fois ? •

CD “Freetown Sound” (Domino Records, sortie le 2/7)